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Un fragment du navire de l'hermione devient le souffle d’un lion

Le réveil du lion

L'histoire de la sculpture

8 exemplaires numérotés + 4

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Le lion y apparaît comme une présence en renaissance. Il est porté par une étrave, une charpente, des lignes de bois et de vent qui évoquent le navire en train de reprendre vie. La sculpture ne cherche pas à reproduire littéralement L’Hermione, mais à en saisir l’élan intérieur : ce moment où une matière historique, une mémoire collective et un symbole se remettent en mouvement.

Le personnage qui accompagne le lion incarne plusieurs figures à la fois. Il évoque La Fayette traversant l’Atlantique, porteur d’une page décisive de l’Histoire de l’indépendance américaine. Mais il représente aussi toutes celles et ceux qui ont été portés par l’aventure Hermione : artisans, charpentiers, gréeurs, marins, bénévoles, mécènes, visiteurs et passionnés.

Dans cette œuvre, le lion devient plus qu’un emblème. Il est le souffle du navire, sa force dormante, sa mémoire prête à se relever. L’étrave et la charpente suggèrent la reconstruction, la restauration, le travail patient des mains et l’audace d’un projet collectif.

Le Réveil du Lion parle ainsi de renaissance. Renaissance d’un navire, mais aussi renaissance d’un rêve : celui de faire revivre un patrimoine fragile, de transmettre une histoire, et de rappeler qu’un symbole n’existe que s’il continue à être porté.

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La création de la sculpture

La création du Réveil du Lion — Édition Hermione est née de la volonté de donner une forme sculpturale à l’esprit de L’Hermione : son histoire, son chantier, sa figure de proue et l’élan collectif qui l’accompagne.

Le travail a commencé par une recherche autour du lion, non comme simple motif décoratif, mais comme présence vivante. Il fallait qu’il semble sortir de la matière, comme si l’âme du navire se réveillait à travers lui. La tête de lion a donc été pensée de profil, tendue vers l’avant, portée par une structure d’étrave et de charpente.

Le personnage a ensuite été intégré à la composition. Il ne s’agit pas d’un portrait, ni d’un marin au sens strict, mais d’une figure de passage. Il relie l’histoire de La Fayette à l’aventure contemporaine de L’Hermione. Il porte en lui la traversée, la transmission et la confiance de ceux qui avancent vers ce qui semble impossible.

L’œuvre a été conçue comme une sculpture murale, entre ronde-bosse et Haut-relief. Cette position lui permet d’évoquer à la fois la figure de proue, le fragment de navire, le blason et l’objet de mémoire. Les volumes du lion, du personnage et de l’étrave dialoguent avec les vides, les courbes et les lignes de tension de la charpente.

Toutefois, un socle a été conçu pour permettre de porter la sculpture hors mur. Ce socle élégant en volute est sculpture en lui même.

Après le modelage, l’œuvre a été moulée en élastomère et résine, puis des cires ont été tirées et enfin confiées à la fonderie pour les étapes de mise en cylindre, de fonte, de ciselure et de patine. Chaque exemplaire est réalisé en bronze issu des carvelles déposées de L’Hermione lors de sa restauration.

La patine révèle les reliefs, les creux et les tensions du modelé. Elle donne à l’œuvre une présence à la fois ancienne et contemporaine : celle d’un fragment de navire devenu sculpture.

Cur Non ? Tape de bouche

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La création de la sculpture

La création de Cur non ? — Tape de bouche est née du désir de décliner le thème du Réveil du Lion dans une forme plus directement liée à la tradition maritime.

Le choix du format circulaire s’est imposé naturellement. La tape de bouche, par son histoire, permettait de réunir plusieurs dimensions du projet : le navire, le bronze, la mémoire militaire et navale, l’emblème, la devise et l’objet de collection.

Le modelage a été réalisé comme une médaille en bas-relief. L’enjeu était de conserver la force sculpturale du lion et du personnage tout en respectant les contraintes d’un petit format circulaire. Les volumes ont donc été hiérarchisés : le lion et l’étrave en relief principal, le personnage en accompagnement, puis la mer, le ciel, les nuages et L’Hermione en arrière-plan plus subtil.

Les inscriptions « HERMIONE » et « CUR NON ? » ont été intégrées en creux dans le cercle, comme des marques gravées dans la matière. Cette écriture incisée renforce le caractère de médaille, d’objet naval et de fragment symbolique.

Après le modelage en plastiline, l’œuvre a été moulée en élastomère, puis tirée en résine pour servir d’empreintes pour le moulage au sable. Les tapes de bouche ont alors été coulées en bronze à partir du bronze déposé de l’Hermione, puis ciselée et patinée. Le bronze noirci-frotté brillant révèle les reliefs : les parties hautes captent la lumière, tandis que les creux conservent une profondeur plus sombre. Cette finition donne à la tape de bouche l’aspect d’un objet ancien, transmis, manipulé, chargé de mémoire.

La création de la sculpture

À l’origine, la tape de bouche est la plaque qui venait fermer et protéger la bouche d’un canon. Sur les navires, elle est devenue un objet emblématique, souvent marqué d’un symbole, d’un blason ou d’une devise. Ici, cette forme circulaire devient le support d’une œuvre sculptée : une médaille de bronze où le lion, la mer, l’étrave et la silhouette de L’Hermione se rejoignent dans un même relief.

Le lion apparaît de profil, porté par une structure d’étrave et de charpente. Il ne surgit pas seul : il avance avec le navire, avec la mer, avec le souffle d’une traversée. Le personnage qui l’accompagne incarne l’élan humain de cette aventure : La Fayette traversant l’Atlantique, mais aussi toutes celles et ceux qui, hier et aujourd’hui, ont cru à L’Hermione : artisans, marins, mécènes…

À l’horizon, la frégate rappelle le voyage, la mémoire et la distance parcourue. La mer et le ciel, traités par des textures différentes, donnent au relief sa profondeur.

La devise « Cur non ? », traditionnellement associée à la famille La Fayette, signifie « Pourquoi pas ? ». Elle résume l’esprit de L’Hermione : pourquoi pas soutenir l’indépendance américaine ? Pourquoi pas reconstruire une frégate disparue ? Pourquoi pas traverser de nouveau l’Atlantique ? Pourquoi pas faire revivre aujourd’hui encore ce patrimoine fragile ?

Dans cette tape de bouche, la devise devient une invitation. Elle ne regarde pas seulement le passé : elle s’adresse à ceux qui continuent à croire, à soutenir, à transmettre.

50 exemplaires numérotés

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